Les Loups gris, une organisation islamo-fasciste totalement à la botte du sinistre président turc Recep Tayyip Erdogan, n’ont pas surgi en France du jour au lendemain.

Les Loups gris, une organisation islamo-fasciste totalement à la botte du sinistre président turc Recep Tayyip Erdogan, n’ont pas surgi en France du jour au lendemain. 

Cette formation turque ultranationaliste dont l’extrême violence s’est manifestée au grand jour en France, à la faveur de plusieurs événements récents, représente, à n’en pas douter, une menace grave pour la sécurité du pays. Il faut dire qu’il s’agit là de la branche paramilitaire du Parti d’action nationaliste (MHP), qui compose, avec l’AKP d’Erdogan, la coalition islamo-nationaliste au pouvoir en Turquie. 

Les Kurdes, les Arméniens et les opposants turcs de gauche ont particulièrement souffert, surtout dans les années 90, de l’atrocité de cette organisation ultra-violente qui a de tout temps agi au service du pouvoir turc. 

Le massacre de Maraş dans lequel 120 Kurdes ont perdu la vie en 1978 et celui de Çorum en 1980, qui a fait 65 morts, ne sont que deux exemples, parmi tant d’autres, des pogroms perpétrés par l’organisation paramilitaire des Loups gris. 

Aujourd’hui, comme dans le passé, l’organisation islamo-fasciste des Loups gris s’attaque aux groupes ethniques et politiques s’opposant à l’État turc. 

Depuis les années 70, elle constitue un des piliers essentiels des Services de renseignement turcs (MIT). 

Contrairement à ce que dit le journaliste Robin Korda, dans un article paru dans Le Parisien, le 30 octobre, les Loups gris sont bien implantés en France, à travers diverses structures associatives et sportives, et ce, depuis les années 90. 

Le triple assassinat des militantes kurdes à Paris 

Omer Güney, un nom que les Kurdes et, particulièrement ceux de France, n’oublieront jamais. 

Le 9 janvier 2013, les militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan, et Leyla Saylemez sont assassinées en plein jour, au cœur de Paris. 

Peu de temps après, un turc du nom d’Omer Güney est arrêté et incarcéré dans la maison d’arrêt de Fresnes, dont il ne ressortira jamais vivant.

Au fil de l’enquête, l’on apprend que l’individu travaille pour les services de renseignements turcs et qu’il s’est infiltré dans les milieux kurdes en France pour accomplir une mission, et pas n’importe laquelle : exécuter des dirigeants du PKK.

Un enregistrement sonore diffusé sur YouTube par une source anonyme, un an après les assassinats, révèle une discussion entre Omer Güney et deux autres membres du MIT, portant sur la planification des assassinats de Paris. 

L’enquête permet aussi de découvrir la proximité de l’assassin avec l’organisation paramilitaire des Loups gris. Plusieurs témoignages recueillis par des journalistes auprès des proches de Güney, en Allemagne, en France et en Turquie, confirment son allégeance aux Loups gris, de même que des photos le montrant faire le signe du groupe islamo-fasciste. 

En France, le grand public vient de connaître les Loups gris à travers les événements survenus ces derniers jours à Décines, Viennes et Dijon, mais cette mouvance qui cultive la violence est implantée depuis longtemps sur le sol français. Son implication dans le triple assassinat des militantes kurdes montre de quels actes terroristes elle est capable.

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