Au cœur d’une période où l’unité et la résistance kurdes sont plus que jamais nécessaires, la question de la collaboration du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) avec la Turquie se dresse comme un défi majeur pour le peuple kurde. Il est impératif d’analyser en profondeur les conséquences de cette collaboration et d’inciter les Kurdes à adopter une posture proactive pour défendre les droits et l’identité du peuple kurde.

La collaboration du PDK avec la Turquie a suscité un débat poignant parmi les Kurdes. De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer cette collaboration qui, hélas, a engendré la perte de vies parmi les guérilleros kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), des civils kurdes innocents et la détérioration de l’environnement naturel du Kurdistan.

Malgré cette évidence, certaines kurdes optent pour le silence, par crainte de compromettre leurs relations avec les cercles proches du PDK. Cependant, il est essentiel de rappeler que le silence revient à cautionner ces actes et à valider la collaboration en cours.

Le mutisme ambiant ne fait que renforcer la position du PDK dans sa collaboration avec la Turquie. L’absence de critiques fermes et d’oppositions visibles contribue à l’impunité de ces actions. Le PDK interprète ce silence comme un aval tacite, encourageant ainsi davantage de collaboration avec un État turc qui opprime les Kurdes dans les quatre parties du Kurdistan et en Europe.

La question de l’unité nationale kurde revêt une importance primordiale dans ce contexte. La récente conférence historique à Lausanne, organisée par le Congrès national Kurdistan, a clairement démontré la volonté de tous les partis kurdes des différentes régions du Kurdistan de s’unir autour d’une ligne stratégique commune, malgré leurs divergences politiques. Cette conférence a abouti à l’unité des partis kurdes, sauf le PDK qui a fait le choix de ne pas s’associer à cet appel à l’unité.

L’absence du PDK à cette conférence et ses tentatives de décrédibilisation ont mis en lumière sa réticence à rejoindre l’unité kurde. Dans un moment où les Kurdes s’unissent pour lutter contre le colonialisme et défendre leurs droits fondamentaux, le PDK a choisi la voie de la collaboration avec l’État turc, compromettant ainsi les intérêts de son propre peuple.

Il est désormais primordial que le peuple kurde et particulièrement sa jeunesse prennent position. Notre voix, notre engagement et notre mobilisation sont essentiels pour inciter le PDK à réévaluer sa collaboration avec la Turquie et à rejoindre l’unité nationale kurde. La pression populaire peut jouer un rôle déterminant pour amener le PDK à repenser ses choix et à rejoindre le mouvement unifié en faveur de la résistance et de la défense des droits kurdes.

En conclusion, la collaboration du PDK avec la Turquie contre les Kurdes constitue un enjeu majeur pour le peuple kurde. Le silence face à cette situation ne peut qu’encourager davantage cette collaboration néfaste. L’unité nationale kurde, prouvée par la récente conférence à Lausanne, démontre que les Kurdes sont prêts à se rassembler malgré leurs divergences. Il est temps que les Kurdes prennent l’initiative pour inciter le PDK à se joindre à cette unité et à abandonner la voie de la collaboration. La défense des droits, de l’identité et de la dignité kurdes requiert une mobilisation collective, et c’est par cette voie que le peuple kurde pourra atteindre une véritable unité et résilience face aux défis qui se présentent.

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