Des responsables politiques du Rojava, au nord de la Syrie, ont partagé avec l’agence de presse kurde Firat News (ANF) leurs observations concernant l’accord conclu le 9 octobre dernier, entre le gouvernement irakien et le Gouvernement régional du Kurdistan (KRG), pour le contrôle de la région de Shengal (Sinjar) à population majoritairement kurde yézidie.

Commentant l’accord signé le 9 octobre entre Bagdad et Hewlêr, concernant le contrôle de la région de Shengal, des responsables politiques kurdes ont souligné que son but était d’anéantir les yézidis.

Des responsables politiques du Rojava, au nord de la Syrie, ont partagé avec l’agence de presse kurde Firat News (ANF) leurs observations concernant l’accord conclu le 9 octobre dernier, entre le gouvernement irakien et le Gouvernement régional du Kurdistan (KRG), pour le contrôle de la région de Shengal (Sinjar) à population majoritairement kurde yézidie.

« CEUX QUI ONT FUI NE PEUVENT PAS GOUVERNER SHENGAL »

Silêman Xelîl, membre du Parti de l’Union Démocratique (PYD), a déclaré que ce qui se passe à Shengal est l’œuvre de l’Etat turc dont le but est de mettre fin à la présence des yézidis à Shengal. Selon M. Xelîl, l’accord qui vise à éradiquer l’administration autonome établie à Shengal est une grosse erreur. « Cet accord vise à satisfaire les plans de l’AKP, le parti au pouvoir en Turquie. Les forces qui ont fui lorsque Daesh a attaqué Shengal, abandonnant les yézidis, ne peuvent pas, aujourd’hui, gouverner Shengal », a déclaré l’homme politique kurde, se référant au retrait des Peshmergas (armée du KRG) lors de l’invasion de la région par l’organisation djihadiste, en août 2014.

LE PDK NE DOIT PAS OUBLIER

Soulignant le fait que l’accord est intervenu après une visite en Turquie du président du KRG Nechirvan Barzani, M. Xelîl a déclaré: « L’AKP cherche à vider Shengal de sa population. Comment le PDK et Masoud Barzani peuvent oublier que les Forces de défense du peuple (HPG) ont sauvé Shengal de Daesh? Comment peuvent-ils oublier aussi que la Turquie et l’Iran ont été les premiers à s’opposer au référendum sur l’indépendance organisé au Sud-Kurdistan ? »

Et d’ajouter : « Le PDK essaie de détruire les HPG en soutenant l’Etat turc. Le peuple de Shengal n’est pas le même que ce qu’il était en 2014. Il est en mesure de se défendre contre tout type d’attaque ».

UN ACCORD QUI RELÈVE DES MANIGANCES TURQUES

Hisên El Ali, membre du Bureau politique du Parti syrien de la gauche kurde, a souligné, quant à lui, que « les habitants de Shengal s’organisent et administrent leurs régions, ce qui n’est pas du goût du PDK ». Il a ajouté que l’accord relevait des manigances de l’État turc visant à créer des troubles parmi les Kurdes.

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