Les enseignants et les camarades d’école du jeune Mihemed, 11 ans, tué dans une frappe de drone turque, ont lancé un appel à l'UNICEF
À Amudê, petite ville du nord de la Syrie, les écoliers dénoncent la frappe de drone turque qui a coûté la vie, la veille, au jeune Mihemed, 11 ans

Au lendemain de l’attaque de drone turque qui a tué un garçon de 11 ans près d’Amûdê, les enseignants et les camarades d’école du jeune Mihemed ont lancé un appel aux organisations de protection de l’enfance et aux forces supposées garantir la sécurité dans le nord de la Syrie.

À Amûde, des élèves et des enseignants ont dénoncé la frappe de drone turque contre une voiture près de la petite ville du nord de la Syrie. L’attaque a coûté la vie mercredi à Mihemed Eli Kelah, 11 ans, et blessé trois autres personnes, dont un enfant de 13 ans.

Ce jeudi, la porte-parole de l’administration des écoles d’Amûdê, Henaa Xalid, a fait une déclaration sur l’attaque meurtrière, tandis que les écoliers tenaient des pancartes portant des inscriptions à l’adresse des organisations internationales de protection de l’enfance, notamment l’UNICEF. « Votre silence nous tue », « J’ai le droit de vivre, d’apprendre et de jouer en sécurité », « Non à l’État turc et à l’État islamique », pouvait-on lire sur les pancartes.

« Depuis le début de la révolution [du Rojava], des milliers d’enseignants s’engagent à former une génération libre et à protéger la langue, l’histoire et la culture de tous les groupes de population de la région. Des centaines de milliers d’élèves sont scolarisés dans ces écoles », a déclaré Mme Xalid. « Cependant, a-t-elle ajouté, l’État fasciste turc accroît chaque jour sa cruauté et se réclame ouvertement de la terreur. Afin de détruire la sécurité de la région et de provoquer le chaos, il bombarde chaque jour le nord de la Syrie, prenant la population civile pour cible. De nombreuses écoles ont été touchées et des enfants tués lors de ces attaques.

Et de poursuivre: « Mercredi, le village de Buhêra, près d’Amûdê, a été bombardé. L’élève Mihemed Eli Kelah a été tué. L’élève Mahir Îsa Kelah et l’enseignant Omer Xanim ont été blessés. Ces personnes ne représentaient pas une menace pour la sécurité et la stabilité de la Turquie. Malgré cela, des missiles turcs ont franchi la frontière et bombardé des enfants.

En tant qu’administration des écoles d’Amûdê, nous condamnons avec abjection les attaques de l’État turc. Ces attaques sont contraires aux valeurs humaines. En tant que peuples de la région, nous avons le droit de vivre en sécurité. Nous en appelons aux puissances garantes qui sont censées protéger la population civile et l’ensemble du territoire : prenez position contre l’agression turque. Nous appelons en particulier l’UNICEF à empêcher ces attaques. »

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