Vingt-cinq personnes ont été placées en garde à vue à Istanbul alors que les « Mères du samedi » poursuivaient leur action pour la 944e semaine consécutive en faveur de leurs proches disparus en détention par l’État.

Vingt-cinq personnes ont été placées en garde à vue à Istanbul alors que les « Mères du samedi » poursuivaient leur action pour la 944e semaine consécutive en faveur de leurs proches disparus en détention par l’État.

Malgré la décision de la Cour constitutionnelle turque en leur faveur, les autorités ont refusé l’accès à leur lieu de rassemblement habituel devant le lycée Galatasaray. Les « Mères du samedi » et leurs sympathisants ont été encerclés par la police sur la place Galatasaray, tandis que les journalistes qui documentaient les événements ont été entravés.

Parmi les personnes placées en garde à vue figuraient Gülseren Yoleri, co-présidente de la section d’Istanbul de l’Association des droits de l’homme (IHD), Arat Dink, fils de Hrant Dink, et Veli Saçılık, homme politique du HDP.

L’Initiative des mères du samedi a souligné que les décisions de la Cour constitutionnelle doivent être respectées par tous les organes des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, et que le gouverneur et la police d’Istanbul ne les ont pas respectées.

L’organisation a ajouté que le non-respect des dispositions constitutionnelles constitue une violation grave du principe de l’État de droit et de l’ordre constitutionnel. Les Mères du samedi ont affirmé que Galatasaray est un lieu de mémoire important pour eux et que leur droit constitutionnel à être sur cette place ne sera pas abandonné.

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