Des dizaines de personnes, dont de nombreux avocats, ont été arrêtées, ce vendredi matin, après que le parquet de Diyarbakir ait émis une centaine de mandats d’arrêt dans le cadre d’une opération contre la société civile kurde.
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Des dizaines de personnes, dont de nombreux avocats, ont été arrêtées, ce vendredi matin, après que le parquet de Diyarbakir ait émis une centaine de mandats d’arrêt dans le cadre d’une opération contre la société civile kurde.

Le parquet de Diyarbakir a émis, vendredi 20 novembre, 101 nouveaux mandats d’arrêt dans le cadre de l’enquête contre le Congrès pour une Société démocratique (DTK, organisation faîtière de la société civile kurde). Cette nouvelle opération de génocide politique contre l’opposition kurde a conduit à l’arrestation de dizaines de personnes, dont 19 avocats et de nombreux représentants et membres de syndicats et d’organisations de la société civile, telles l’Association des Droits de l’Homme (IHD) et la Fédération des Associations de Solidarité avec les Familles des Prisonniers politiques (TUHAD-FED). 

Parmi les personnes placées en garde à vue, on note aussi la présence de l’écrivaine et journaliste kurde Roza Metina qui est par ailleurs rédactrice en chef de l’agence de presse féminine Jinnews.

Des ordinateurs, des livres et de nombreux documents numériques ont été saisis par la police turque lors de perquisitions menées ce matin à Diyarbakir, Şirnak et Adiyaman. 

Depuis 2015, la société civile kurde a été pratiquement rasée par le régime d’Erdogan qui cherche ainsi à éradiquer toute opposition kurde. En l’espace de cinq ans, des dizaines de milliers de militants associatifs et politiques kurdes ont été arrêtés et jetés en prison. Ainsi, selon le Parti démocratique des Peuples (HDP), plus de 22 000 de ses membres ont été arrêtés depuis 2015 et au moins 10 000 ont été incarcérés.

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