Les avocats d'Öcalan ont déposé une nouvelle demande afin de rencontrer le leader kurde détenu en isolement total sur l'île-prison d'Imrali depuis plus de 2 ans
La dernière rencontre du dirigeant kurde avec ses conseils juridiques remonte au 7 août 2019

Les avocats du cabinet juridique Asrin ont déposé une nouvelle demande auprès du parquet de Bursa et de la direction pénitentiaire d’Imrali afin de rencontrer leur client Abdullah Öcalan dont on n’a plus de nouvelles depuis plus de 2 ans.

Ibrahim Bilmez, Raziye Öztürk, Emran Emekçi et Cengiz Yürekli, avocats du cabinet juridique Asrin, ont adressé une nouvelle demande au procureur général de Bursa ainsi qu’à la direction pénitentiaire de l’île-prison d’Imrali afin de rencontrer leur client, le leader kurde Abdullah Öcalan détenu à l’isolement depuis 1999. Ils ont dans le même temps demandé à rendre visite aux autres prisonniers politiques de l’île, Ömer Hayri Konar, Hamili Yıldırım et Veysi Aktaş.

Depuis août 2019, date de leur dernière rencontre avec le leader kurde, les avocats du cabinet Asrin sont confrontés au silence des autorités turques à chaque fois qu’ils déposent leurs demandes hebdomadaires de visite. Quand l’administration judiciaire sort de son silence, c’est pour rejeter explicitement les demandes en se fondant sur des peines disciplinaires auxquelles Öcalan aurait été condamnées, des décisions qui ne sont cependant jamais notifiées aux avocats.

Aucune nouvelle des prisonniers d’Imrali depuis plus de deux ans 

Les familles des prisonniers politiques d’Imrali sont également privées de visite depuis plusieurs années. 

Le dernier contact d’Öcalan avec l’extérieur date du 25 mars 2021, lorsqu’il a parlé à son frère au téléphone. La communication téléphonique a été interrompue au bout de quelques minutes. Depuis, on n’a eu aucune nouvelle du leader kurde, ni de ses trois codétenus.

Quant au dernier entretien du dirigeant kurde avec ses conseils juridiques, il remonte au 7 août 2019. Un large mouvement de grève de la faim entamé dans les prisons turques à la fin de l’année 2018, à l’initiative de la députée kurde Leyla Güven, avait forcé les autorités turques à lever brièvement l’isolement et autoriser une série de rencontres sur l’île-prison d’Imrali entre mai et août 2019, après 8 ans de privation de visites.

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