Offensive turque en Syrie. Un nouvel espoir pour les djihadistes
Un djihadiste soutenu par la Turquie à Afrin, en mars 2018.

À Afrin, les pratiques inhumaines des forces turques et de leurs milices alliées ont augmenté, surtout ces derniers mois.

Les habitants d’Afrin, ville kurde du nord de la Syrie occupée par la Turquie, sont quotidiennement confrontés aux horreurs de la guerre. Outre les tirs d’artillerie lourde et les bombardements de leurs villages par l’armée turque et ses milices djihadistes, ils subissent des enlèvements quotidiens.

Depuis début juillet, plusieurs centaines de personnes ont été enlevées par les milices djihadistes qui exigent des rançons des familles. Rien que dans les vingt derniers jours de juillet, on compte plus de 300 personnes ainsi kidnappées.

Vendredi, la milice pro-turque Jabhat al-Hamza a enlevé un civil, Fuad Ali, du village de Serqiya, et exigé une rançon de 50 millions de lires syriennes à ses proches en contrepartie de sa libération. Ce n’est pas la première fois qu’Ali est kidnappé. Il avait déjà été kidnappé, avant d’être libéré en échange de 25 millions de livres syriennes.

De même, dans le village de Şêxbilê, dans le district de Rajo, trois enlèvements ont eu lieu hier. Les personnes enlevées sont Mihemed Ehmed, 50 ans, Şukri Ehmed, 75 ans, et une autre personne âgée de 32 ans.

Les forces d’occupation utilisent également la fête du sacrifice pour se livrer à l’extorsion de fonds. Par exemple, dans les villages de Kızılbash et Bêlê, dans le district de Bilbile, les milices ont imposé un tribut de 200 dollars par habitant.

Après une opération d’invasion lancée le 20 janvier 2018, l’armée turque et ses milices djihadistes ont occupé Afrin à partir du 18 mars. Depuis, la structure démographique de la ville a très fortement été modifiée par les forces d’occupation et les enlèvements, exécutions et actes de torture sont devenus monnaie courante.

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