« Les prisonniers malades Adem Amaç, Atilla Coşkun et Eser Morsümbül courent un risque sérieux et devraient être libérés immédiatement », a indiqué samedi l'Association des droits de l’Homme lors d’une conférence de presse tenue à Ankara.

« Les prisonniers malades Adem Amaç, Atilla Coşkun et Eser Morsümbül courent un risque sérieux et devraient être libérés immédiatement », a indiqué samedi l’Association des droits de l’Homme lors d’une conférence de presse tenue à Ankara.

L’Initiative pour la libération des prisonniers malades a tenu une conférence de presse à l’antenne provinciale d’Ankara de l’Association des droits de l’homme (IHD) à l’occasion de la 371e semaine de sa veille. Nuray Çevirmen, présidente de l’antenne provinciale, a parlé de la situation d’Adem Amaç, détenu dans la prison de type T d’Afyon.

Dans un courrier adressé à l’IHD, M. Amaç aurait indiqué avoir trois plaies au niveau de l’estomac qui saignent et s’enflamment régulièrement. 

« Il y a 14 ans, à la suite d’une grave blessure, Adem Amaç a eu de graves dommages à l’estomac. Il a subi un total de 12 opérations chirurgicales distinctes. »

Notant que le traitement d’Amaç n’a pas été achevé malgré les lourdes interventions chirurgicales qu’il a subies, Mme Çevirmen a déclaré qu’il avait beaucoup de problèmes même pour faire des choses basiques en raison des conditions difficiles en prison.

La Commission des prisons de la branche d’Istanbul de l’Association des droits de l’homme (IHD) a tenu le 499e rassemblement pour dénoncer les conditions de détention des prisonniers. Les membres de la commission ont attiré l’attention sur la situation d’Atilla Coşkun, un prisonnier de 35 ans gravement malade détenu à la prison de type T de Düzce.

Mehmet Acettin, représentant de l’IHD à Istanbul, a déclaré que M. Coşkun était atteint d’une tumeur au cerveau et qu’il avait perdu la vue. 

« Selon les informations transmises par sa famille, la tumeur dans son cerveau continue de croître, parallèlement, il a une perte de vue de 90%. D’après les médecins, une opération du cerveau comporte un risque de 90 % d’accident vasculaire cérébral ou de décès, et comme de bons soins postopératoires sont nécessaires, l’opération ne peut être réalisée tant que les conditions de détention persistent », a indiqué M. Acettin. 

La commission des prisons de la branche d’Izmir de l’Association des droits de l’homme a fait une déclaration pour exposer la situation du prisonnier malade Eser Morsümbül qui est détenu dans l’établissement pénitentiaire de Şakran à Izmir.

Le directeur de l’IHD d’Izmir, Ahmet Çiçek, a déclaré qu’avant son arrestation, Morsümbül avait un taux d’invalidité de 70 % en raison d’une transplantation rénale qu’il avait subie.

M. Çiçek a ajouté : « Les traitements ont beaucoup d’effets collatéraux. Le premier d’entre eux est l’ostéoporose, et l’autre est un mal de tête persistant. Lorsque M. Morsümbül a rencontré sa mère, il lui a dit qu’il se sentait très mal. Il a été admis à l’hôpital de formation et de recherche Katip Çelebi le 6 octobre. Bien que sa mère ait voulu le voir, elle n’a pas été autorisée à le rencontrer dans un premier temps, puis elle a pu le voir suite à l’autorisation du bureau du procureur le vendredi.

Ahmet Çiçek a conclu en indiquant que l’état de santé de M. Morsümbül s’est aggravé et que de nouveaux problèmes sont apparus parce qu’il n’a pas été conduit à l’hôpital pour recevoir un traitement pendant la pandémie de coronavirus.

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