DZYmVgKXkAA7Dq4.jpg-large
Ibrahim Qaftan, chef du parti syrien du future

Le chef du parti syrien du futur, Ibrahim Al-Kaftan, a déclaré que la Turquie cherchait, par le biais de la zone de sécurité, à étendre son influence sur le territoire syrien et  contrecarrer le projet de nation démocratique et d’administration autonome en Syrie.

L’État turc a de nouveau évoqué la mise en place d’une zone de sécurité au nord de la Syrie, un projet qui, selon l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES), vise à maintenir la présence des troupes turques sur le territoire qu’il occupe en Syrie et de saper l’expérience démocratique développée dans le nord et l’est de la Syrie.

L’agence de presse kurde Hawarnews a interviewé à ce propos Ibrahim Al-Kaftan, Président du parti syrien du futur. Celui-ci a souligné que la Turquie cherchait, à travers la mise en place d’une zone de sécurité, à renforcer son influence sur le territoire syrien et contrecarrer la mise en œuvre du projet de nation démocratique et d’administration autonome.

« L’Etat turc empêche toute solution à la crise en soutenant, pour ses propres intérêts, les factions terroristes à Idlib, Jarablus et Afrin, à savoir les organisations al-Nusra et Jabhet Ahrar al-Sham », a déclaré Al-Kaftan

A la question de savoir quel objectif la Turquie poursuit à travers le projet de création d’une zone de sécurité, Al-Kaftan a déclaré: « L’Etat turc présente la zone de sécurité comme un moyen d’assurer le retour des réfugiés syriens et la stabilité de la région. Le retour des Syriens sur leurs terres ne nous pose aucun problème. Cependant, ce que la Turquie cherche à faire en réalité, à travers le projet de zone de sécurité, c’est étendre son influence sur le territoire syrien et faire échouer le projet de nation démocratique et d’administration autonome. »

« L’Etat turc occupe plus de 10% du territoire syrien et oeuvre au changement de la structure démographique des régions qu’il contrôle, telles qu’Afrin, Jarablus et al-Bab », a-t-il ajouté.

Pour conclure, Ibrahim Al-Kaftan a appelé l’Etat turc à contribuer à une solution à la crise syrienne et à être « un voisin pacifique ».

Laisser un commentaire