Au moins 342 personnes, dont 43 enfants et 26 femmes, ont été tuées par le régime lors des manifestations en cours en Iran et à Rojhilat (Kurdistan iranien).

Des milliers de personnes ont également été arrêtées au cours des deux derniers mois, et certaines risquent d’être condamnées à mort pour des accusations de moharebeh (inimitié à l’égard de Dieu) et d’efsad-fil-arz (corruption sur terre) liées à la « sécurité », lors de simulacres de procès devant les tribunaux révolutionnaires. Sur les 20 cas annoncés par le pouvoir judiciaire, cinq ont déjà été condamnés à mort.

Selon l’organisation Iran Human Rights, au moins 342 personnes, dont 43 enfants, ont été tuées par les forces de sécurité lors des manifestations dans tout le pays. Sur les 43 enfants, neuf étaient des filles et trois des ressortissants afghans.

Bilan des morts par province

Des manifestants ont été tués dans 23 provinces, le plus grand nombre étant signalé respectivement au Sistan et au Baloutchistan, à Téhéran, à Mazandaran, au Kurdistan et à Gilan.

Des décès ont été enregistrés dans 22 provinces : Sistan et Baloutchistan : 123 personnes ; Téhéran : 39 personnes ; Mazandaran : 33 personnes ; Kurdistan : 32 personnes ; Gilan : 23 personnes ; Azerbaïdjan occidental : 23 personnes ; Alborz : 15 personnes ; Kermanshah : 14 personnes ; Khuzestan : 5 personnes ; Khorasan-Razavi : 5 personnes ; Isfahan : 4 personnes ; Zanjan : 4 personnes ; Lorestan : 3 personnes ; Markazi : 3 personnes ; Qazvin : 2 personnes ; Kohgiluyeh et Boyer Ahmad : 2 personnes ; Azerbaïdjan oriental : 2 personnes ; Ardabil : 2 personnes ; Ilam : 2 personnes ; Hamedan : 2 personnes ; Bushehr : 2 personnes ; Semnan : 1 personne ; Kerman : 1 personne.

Le nombre le plus élevé de décès a été enregistré les 21, 22 et 30 septembre (le « vendredi sanglant » du Baloutchistan). Le 4 novembre a été le jour le plus sanglant du mois avec 16 décès enregistrés.

Un nombre de morts beaucoup plus élevé

Les rapports sur les meurtres de manifestants au cours des derniers jours font toujours l’objet d’une enquête. Iran Human Rights a reçu un grand nombre de rapports de décès sur lesquels il continue d’enquêter en tenant compte des considérations de sécurité et des perturbations d’Internet.

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