L'appel d'Abdullah Öcalan à dissoudre le PKK et à mettre fin à la lutte armée a été accueilli positivement
Le portrait d'Öcalan déployé dans un rassemblement à Diyarbakir à l'occasion de la lecture de son appel jeudi 27 février

L’appel d’Abdullah Öcalan à dissoudre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et à mettre fin à la lutte armée a été accueilli positivement au niveau international.

L’appel lancé jeudi par le leader kurde Abdullah Öcalan pour la dissolution du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et la fin de la lutte armée a été accueilli favorablement au niveau international. Le secrétaire général des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, a salué cette déclaration comme étant « un développement important ». « Cela représente une lueur d’espoir qui pourrait conduire à la résolution d’un conflit de longue durée », a déclaré le porte-parole de M. Guterres, Stéphane Dujarric, lors d’un point presse jeudi soir.

Aux États-Unis aussi, l’appel d’Öcalan a été bien accueilli. Le porte-parole du Conseil national de sécurité, Brian Hughes, a qualifié l’appel du leader kurde de « développement significatif ». Il a exprimé l’espoir qu’il « contribuera à dissiper les préoccupations des alliés turcs vis-à-vis des partenaires des États-Unis dans la lutte contre l’EI dans le nord-est de la Syrie », faisant allusion aux Forces démocratiques syriennes (FDS). Hughes a ajouté que la déclaration d’Öcalan pourrait contribuer à la paix dans « cette région troublée ».

Une chance d’instaurer une paix durable

Le chancelier fédéral Olaf Scholz (SPD) a également salué l’appel d’Abdullah Öcalan. Il offre « enfin une chance de surmonter ce combat violent et de parvenir à un développement pacifique durable » sur la question kurde, a déclaré le porte-parole du gouvernement Steffen Hebestreit.

Un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères a déclaré pour sa part : « Nous nous félicitons des progrès accomplis en faveur de la paix et de la sécurité pour le peuple de la Turquie, un proche allié de l’OTAN et un partenaire de longue date dans la lutte contre le terrorisme. Nous encourageons toutes les parties à s’engager dans un processus pacifique et constructif qui garantisse la sécurité, la stabilité et le respect de l’État de droit. Le Royaume-Uni reste déterminé à soutenir les efforts visant à réduire les conflits et à promouvoir la stabilité en Turquie et dans l’ensemble de la région. »

Le fondateur du PKK, Abdullah Öcalan, détenu à l’isolement sur l’île-prison d’Imrali depuis son enlèvement au Kenya en 1999, a appelé jeudi la guérilla kurde à déposer les armes. Cet appel tant attendu a été lu par des responsables politiques du Parti de la démocratie et de l’égalité des peuples (DEM) lors d’une conférence de presse à Istanbul, après une troisième visite à Öcalan sur l’île d’Imrali.

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