Neuf ans se sont écoulés depuis qu'un avion de chasse turc a bombardé une zone proche du village de Roboski près de Şırnak le 28 décembre 2011, tuant 34 civils, dont 18 mineurs.

Neuf ans se sont écoulés depuis qu’un avion de chasse turc a bombardé une zone proche du village de Roboski près de Şırnak le 28 décembre 2011, tuant 34 civils, dont 18 mineurs.

Les jeunes hommes, dont les familles vivaient grâce au commerce frontalier, revenaient du sud du Kurdistan (Kurdistan irakien) la nuit où ils ont été tués. Les premières affirmations du gouvernement prétendaient que le groupe était des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), mais elles ont rapidement été démenties, car les soldats avaient connaissances des activités transfrontalières des villageois. Néanmoins, le président Recep Tayyip Erdogan a continué à remercier l’armée, et personne n’a été conduit en justice.

« En Turquie, il est de tradition d’accorder à l’État la liberté de tuer sans punition », a déclaré Tanju Gündüzalp, porte-parole de l’initiative « Justice pour Roboski », et d’ajouter : « Mais la vérité a la vertu de se révéler tôt ou tard. Pas de justice pour Roboski signifie pas de justice pour la Turquie ».

Tous les 28 du mois, l’initiative « Justice pour Roboski » se réunit à Ankara pour demander que les responsables du massacre soient punis. Normalement, les veillées ont lieu dans la rue Yüksel, à Ankara, mais depuis le début de la pandémie de coronavirus, l’initiative se réunit dans les locaux de l’association des droits de l’homme (IHD) en Turquie.

Gündüzalp a réaffirmé que la lutte pour la justice pour Roboski se poursuivra et qu’ils continueront à exiger la fin de l’impunité des responsables du massacre.

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