La Confédération des sociétés démocratiques kurdes en Europe (KCDK‑E) a réagi vivement aux informations selon lesquelles Ahmed al‑Sharaa (al‑Jolani), décrit comme le soi‑disant président intérimaire de la Syrie, devrait arriver à Berlin le 19 janvier 2026 à l’invitation de l’Allemagne. Le KCDK‑E a déclaré que toute rencontre entre le chancelier fédéral Friedrich Merz et al‑Jolani serait « une honte et un crime », et a exigé l’annulation immédiate de cette réunion.
Dans une déclaration écrite, le KCDK‑E a affirmé que recevoir al‑Jolani en Allemagne équivaut à une « perte collective de raison », avertissant que les contacts établis par des États membres de l’Union européenne avec al‑Jolani contribuent à légitimer des structures responsables de guerre et de massacres. La déclaration qualifie al‑Jolani de « barbare, meurtrier et terroriste », et souligne que la rencontre prévue à Berlin est présentée comme étant liée à la politique migratoire et aux expulsions vers la Syrie.
Le KCDK‑E a déclaré : « Il a été annoncé qu’al‑Jolani, le soi‑disant président intérimaire de la Syrie et une figure liée à l’État islamique, arrivera à Berlin le 19 janvier 2026 en tant qu’invité de l’État allemand. Il devrait rencontrer le chancelier fédéral Friedrich Merz pour discuter de la soi‑disant politique des réfugiés et des expulsions vers la Syrie.
Les diverses réunions tenues par les pays de l’Union européenne avec al‑Jolani représentent une perte collective de raison. Ceux qui envisagent d’accueillir cette figure barbare à Berlin doivent savoir qu’ils ont affaire au chef terroriste d’un gang responsable de guerre et de massacres. Le déplacement et la migration forcée de centaines de milliers de personnes de leurs terres sont le résultat direct de ces gangs. »
La déclaration ajoute : « Les États européens répondent aux migrations et aux tragédies humanitaires en cours dans le silence, agissant uniquement en fonction de leurs propres intérêts. Pour ces intérêts, ils sont prêts à s’asseoir à la table des négociations avec n’importe qui, même s’ils savent qu’il est responsable de massacres.
L’Europe et l’Allemagne doivent savoir qu’il y a seulement une semaine, sous les yeux du monde entier, un massacre a été commis contre des civils à Alep. Des dizaines de milliers de civils ont été déplacés de force de leurs foyers. Le monde a été témoin du meurtre brutal de femmes et d’enfants par les gangs sauvages fidèles à al‑Jolani. Ces groupes barbares ont mené un nettoyage ethnique dans tous les quartiers d’Alep où vivent de nombreux Kurdes. »
La déclaration souligne que « l’Allemagne, qui se prépare à accueillir al‑Jolani, lié à l’État islamique, sait très bien que ces gangs ont commis des massacres contre les communautés druzes en Syrie en 2025. Le monde a vu les images et les documents de ces crimes. Dans le même temps, des massacres et des enlèvements visant les communautés alévies en Syrie ont eu lieu.
Ces gangs, animés par une mentalité monolithique et barbare, constituent la principale menace pour les peuples de Syrie et du Moyen‑Orient, et l’État turc soutient ouvertement ces forces barbares. Les gangs de l’État islamique, dont la brutalité a été pleinement documentée, ont obtenu une légitimité en Syrie. Il faut comprendre clairement que la réunion prévue le 19 janvier en Allemagne équivaudrait à une rencontre officielle entre le gouvernement allemand et un dirigeant de l’État islamique. »
La déclaration poursuit : « Tous les peuples de Syrie, quelle que soit leur origine ethnique, leur croyance ou leur identité politique, sont confrontés à un grave danger de massacre et de génocide. Si une position ferme n’est pas adoptée contre cette brutalité, si de telles visites ne sont pas annulées, cela équivaudra à une complicité dans le crime. Al‑Jolani n’est pas quelqu’un qui peut empêcher les demandes d’asile et la migration ; au contraire, par les gangs et la mentalité qu’il représente, il est à l’avant‑garde de ceux qui alimentent les déplacements et la migration forcée.
Toute rencontre que le chancelier fédéral Merz tiendrait avec al‑Jolani constitue une honte et un crime face aux massacres commis contre les Kurdes, les Druzes, les Alévis et toutes les autres minorités. Al‑Jolani et son régime représentent une structure de gang barbare qui viole ouvertement le droit international.
En tant que KCDK‑E, nous demandons que cette réunion soit immédiatement retirée et que le chancelier Merz annule la visite. Sur cette base, nous appelons le public démocratique, les institutions démocratiques et tous ceux qui défendent l’humanité à prendre une position claire et à protester, en particulier à Berlin et Bonn, mais partout. Le même jour, nous appelons à organiser des actions de protestation devant les consulats syriens et allemands dans tous les pays. »















