Depuis le 27 janvier 2021, la Turquie a considérablement réduit en amont le débit de l'Euphrate qui s’écoule en Syrie. Selon un accord signé entre la Syrie, l’Irak et la Turquie, cette dernière doit permettre l’écoulement vers la Syrie d’au moins 500 mètres cubes d'eau par seconde. Cependant, actuellement, Ankara ne libère que 200 mètres cubes par seconde.

La Turquie empêche l’écoulement régulier des eaux de l’Euphrate vers le nord de la Syrie depuis près de 10 mois.

Depuis le 27 janvier 2021, la Turquie a considérablement réduit en amont le débit de l’Euphrate qui s’écoule en Syrie. Selon un accord signé entre la Syrie, l’Irak et la Turquie, cette dernière doit permettre l’écoulement vers la Syrie d’au moins 500 mètres cubes d’eau par seconde. Cependant, actuellement, Ankara ne libère que 200 mètres cubes par seconde. 

Hemod El Hemadîn, directeur du barrage de Tichrine situé près de Manbij, au nord de la Syrie, a déclaré à l’agence de presse Hawar News (ANHA) que le débit de l’Euphrate baissait parfois jusqu’à 160 mètres cubes/seconde. En raison de la diminution de l’eau, la durée quotidienne de fourniture d’électricité dans la région a changé. Ainsi, les villes de Manbij et de Kobanê ne bénéficient plus que de 10 heures d’électricité par jour, alors que les villages environnants n’en ont plus que pendant 6 heures.

La coupure d’eau par l’État turc affecte tous les domaines de la vie. La production agricole en est particulièrement impactée en raison des difficultés d’irrigation des terres. Les pertes subies par les agriculteurs sont d’ores et déjà considérables. 

L’abaissement du niveau de l’Euphrate est une illustration de la guerre de l’eau menée par la Turquie à l’encontre du nord de la Syrie. L’administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie accuse Ankara de chercher à assoiffer la population pour mieux envahir cette région qu’il tente d’occuper depuis des années.

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