Meeting unitaire de soutien à la population d’Afrin tenu à l’athénée municipale de Bordeaux, le mardi 27 mars 2018.

Ce mardi, à l’appel d’organisations très diverses, un meeting unitaire de soutien à la population d’Afrin s’est tenu à l’athénée municipale. La communauté Kurde de Bordeaux n’a pas manqué de remercier les différents partis politiques présents, « un soutien décisif » face aux menaces de groupes pro-Turcs qui souhaitaient empêcher l’événement.

Si les dizaines de manifestations de soutien à la population d’Afrin qui se déroulent depuis le 20 janvier sur l’agglomération bordelaise rassemblent en grande majorité des membres de la communauté Kurde, le meeting unitaire qui s’est tenu ce mardi, a lui réussi à fédérer de nombreux acteurs de la politique, syndicale, et associative girondine.

Répondant à l’appel du Conseil Démocratique Kurde de Bordeaux, ce sont 16 organisations qui se sont jointes à l’appel afin de dénoncer l’intervention turque dans le nord de la Syrie, mais aussi afin de vanter le système politique en expérimentation au Rojava, le confédéralisme démocratique.

« Le NPA apporte son soutien inconditionnel au peuple Kurde qui vit depuis deux mois l’enfer des bombardements et du pilonnage d’Afrin, piégé et victime des rivalités des puissances qui s’affrontent pour le leadership de la région » a déclaré Christine Heraud, représentante du Nouveau Parti Anticapitaliste, avant de revendiquer le droit à l’autodétermination pour le peuple Kurde, ainsi que pour tous les peuples du Moyen-Orient.

Si l’ambiance est légère, les mots sont parfois lourds de sens « Nous savions que Recep Tayyip Erdoğan refuse de reconnaître le génocide Arménien. Voilà maintenant qu’il rêve d’en réaliser un nouveau, cette fois-ci sur les Kurdes… » déclarera André Rousseau du MRAP 33 (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples).

Loic Prud’homme, député France Insoumise dans la 3 circonscription de la Gironde, bien qu’absent, a tenu à adresser un message de soutien aux Kurdes de Bordeaux, via une vidéo où il a insisté sur la nécessité du soutien absolu à apporter au peuple Kurde, principal artisan de la défaite l’Organisation Etat islamique (OEI) en Syrie et en Irak. Même son de cloche pour le PCF qui, par le biais d’un de ses porte-parole Sébastien Laborde, a réclamé que « la Turquie du sinistre Erdoğan qui piétine chaque jour un peu plus les droits de l’homme en Turquie comme ailleurs soit mis au ban des Nations ».

En plus de ces organisations politiques, de nombreux signataires de l’appel ont pris la parole, d’OSB IV (organisation socio-culturelle universitaire) au syndicat Solidaires, en passant par le groupe antifasciste Pavé Brûlant, ou encore l’Union Juive Française pour la Paix.

Tous et toutes se sont quittés sur une promesse, celle de porter la voix du peuple Kurde qui peine à se faire entendre par la communauté internationale, dans les rues bordelaises et ailleurs.

Par LPI

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